Attente terminée pour Bertrand
C’est un soulagement pour Bertrand, impatient de s’élancer dans sa toute première transatlantique.
Récit des derniers moments à terre du navigateur… « Enfin »
Hier, à la sortie du briefing, Bertrand Delesne se félicitait de ce départ : « Ça y est, c’est la fin d’une longue attente. » Les dernières 48 heures ont été étranges pour le skipper du ‘Le Gall-Menguy’ : « Après l’annonce du report du départ samedi soir, la pression est tombée d’un coup. Mais il ne fallait en aucun cas se démobiliser. Il était vraiment temps que l’on parte. Lorsque tu prépares une course pendant trois ans, on peut penser que tu n’es plus à 48 heures près. Mais c’est pire en fait, je finissais par croire que ce départ n’aurait jamais lieu. »
Dernières recommandations… Le briefing de lundi soir a permis aux ministes de jeter un dernier regard sur les cartes météorologiques. Celles-ci semblent plutôt favorables au skipper briochin: « La météo est beaucoup plus calme que dimanche. On attend du petit temps et le bateau avance relativement vite dans ces conditions. Je ne suis pas le seul, ça c’est évident, et il va donc falloir que je me méfie de certains. Ce qui est sûr, c’est que je prendrai sans hésiter les options qui se présenteront à moi.» explique Bertrand.
Cet ultime briefing a également été l’occasion pour le comité de course de mettre en garde les navigateurs contre les affres de l’océan Atlantique. « Ils ont beaucoup insisté sur l’aspect sécurité. Il est vrai que nous partons au large et que, pour moi, comme pour bon nombre de mes petits camarades, il s’agit d’une première. Des recommandations de ce type ne sont jamais de trop, surtout quand on est un peu fonceur comme je le suis» confie notre marin. Sur le ponton, Bertrand se réjouissait : « Enfin, on part. J’ai vraiment envie de me plonger à fond dans cette aventure. Cela fait tout drôle de laisser les copains derrière soi, à terre. Ils m’ont beaucoup épaulé en amont de la course. Mais là, ça y est, je commence à comprendre qu’on est vraiment en solitaire.»