Un très bon début de course
Il a pris un départ prudent afin de ne pas endommager le bateau (les départs sont l'occasion de collisions dommageables), puis a choisi de se diriger côté terre, sur un bord qui s'est avéré payant dans des conditions de vent plus que légères (force 2).
Bertrand était pointé, une demi-heure après le départ, en 29 ème position au général et 3ème de sa catégorie Série. Autant dire que l'on est vraiment dans une autre course que lors de la première étape. Depuis, Bertrand oscille entre la quatrième et la 15ème place. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il fonce en 9ème position à 9 nœuds sur la route directe et il viendrait juste de monter au mât pour changer une drisse (c'est ce qui sert à hisser les voiles).
Le choix de cette route assez directe minimise le risque par rapport à celle des Canaries qu’ont suivie certains skippers. Ceux-ci espèrent toucher les vents forcissant avant leurs adversaires, mais ce chemin les rallonge de près de 60 milles nautiques.
Bertrand a travaillé sa route jusqu’au bout, analysant les météos disponibles sur internet. Mais lors d’un entretien que nous avons eu devant la caméra avant de partir, il nous disait qu'il allait privilégier l'intuition à des routages préfabriqués.
Et jusqu'à maintenant, tout ça n'est pas mal vu ! Continue Bertrand !
L’escale de Madère a permis à Benoit, Christophe, et Patrice de Lorans, vainqueur de notre challenge annuel 2006, de visiter l’île et de participer à ce grand départ.